Autopilot plus malin : pourquoi on croise désormais deux signaux avant d'ajuster tes calories
Avant, Autopilot regardait uniquement ta tendance de poids. Maintenant, il vérifie aussi le vrai écart entre ton premier et ton dernier poids avant de proposer un ajustement. Moins de fausses alertes, plus de patience, plus de confiance.
L'ancien modèle, et ce qui clochait
Quand Autopilot est sorti, il prenait ses décisions à partir d'un seul signal : la pente de tendance sur ta fenêtre de comparaison. On rassemble les 5 derniers jours, on trace une droite, on regarde où elle pointe. Tendance plate — stagnation. Vers le bas — tu perds. Vers le haut — tu prends.
Idée propre. Marchait la plupart du temps. Mais il y avait un mode d'échec.
Le poids est bruité. Eau, sel, sommeil, toilettes (ou pas), le jour de ton cycle — tout ça fait bouger la balance de 0,5 à 1,5 kg sans rapport avec ta masse grasse réelle. Quand ce bruit s'alignait avec la pente juste comme il faut, Autopilot voyait une tendance qui n'existait pas, et recommandait un changement de calories dont tu n'avais pas besoin.
Pire cas : une phase de sèche, deux semaines d'adhésion solide, une mauvaise nuit qui fait spiker une pesée, la tendance bascule « vers le bas » → Autopilot propose encore -200 kcal. Tu es déjà en déficit. Maintenant il est plus profond, sans raison réelle.
C'est un tueur de confiance. Alors on a réparé.
Le nouveau modèle : deux signaux, et les deux doivent s'accorder
Autopilot regarde maintenant deux choses avant de proposer quoi que ce soit :
1. La pente de tendance — comme avant. On trace une droite sur la fenêtre de comparaison. Où pointe-t-elle ?
2. L'écart aux extrémités — quel est ton vrai poids aujourd'hui versus ton vrai poids au début de la fenêtre ? Une comparaison brute, à un seul chiffre.
Le système agit uniquement quand les deux signaux pointent dans la même direction. Si la tendance dit « vers le bas » mais que ton vrai premier-vs-dernier poids est plat, pas de changement. Si l'extrémité a bougé vers le bas mais que la tendance est brouillonne, pas de changement. Les deux doivent s'accorder.
Quand ils s'accordent, tu peux faire confiance. La tendance confirme la direction, et l'extrémité confirme que c'est réel — pas un artefact de l'endroit où la droite a fini par tomber.
Pourquoi ce n'est pas juste « plus conservateur »
Il serait facile de balayer ça d'un « l'app fait juste moins maintenant, évidemment qu'elle se trompe moins ». Pas tout à fait. Le changement est une patience directionnelle, pas une hésitation générale.
Quand les deux signaux s'accordent clairement — une sèche propre, une prise régulière, un plateau plat — Autopilot agit exactement aussi vite qu'avant. Le pas complet de ±200 kcal. La même cadence de fenêtre de comparaison.
Ce qui a changé, ce sont les cas limites. Plus précisément : les cas où la pente de tendance était la seule chose qui plaidait pour un changement, et où une seule pesée avait une influence démesurée dessus. Avant, ça déclenchait un ajustement. Plus maintenant.
En test, ça a réduit les recommandations bruyantes de façon significative pendant les semaines bruitées (voyage, cycle, maladie) sans ralentir les recommandations pendant les semaines propres.
Le modèle mental
L'ancienne façon : « la tendance est ce qu'elle est. »
La nouvelle : « la tendance doit vouloir dire quelque chose. »
Une droite à travers 5 points bruités peut pointer n'importe où. Une droite qui pointe vers le bas et qui finit significativement plus bas qu'elle n'a commencé — ça c'est un signal. C'est ce qu'Autopilot attend maintenant avant de bouger tes calories.
Tu verras moins de récaps qui semblent prématurés. Ceux que tu reçois auront été mérités.
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